Voyage en Écosse. Là où tout a commencé.

7/19/20263 min temps de lecture

Mon lien avec le golf prend racine dans le nord de l'Écosse, mais l'histoire est bien plus profonde que le simple jeu.

Du côté de ma mère, je descends de William Ross, né en 1732 à Tain, en Écosse. Il quitta sa terre natale avec les Fraser Highlanders (78e régiment) et participa à la prise de Louisbourg et au siège de Québec. (Bien que la généalogie du côté de mon père (les Roy) soit moins claire, il n'est pas impossible que mes ancêtres se soient affrontés lors de la bataille des plaines d'Abraham !)

À la fin de son service en 1763, William Ross prit une décision qui allait changer sa vie : il resta au Canada et s'installa le long du cours inférieur du fleuve Saint-Laurent.

Des générations plus tard, ce lien écossais persiste. Il y a une quinzaine d'années, j'ai enfin entrepris le voyage jusqu'à Tain. Après un voyage d'affaires à Londres, j'ai pris le Caledonian Sleeper (train de nuit) de Euston Station à Montrose, où j'ai rejoint mon ami Richard, qui y vivait alors. De là, nous avons longé la côte en voiture jusqu'à Tain et Dornoch. Me trouver là où l'histoire de ma famille a commencé, et découvrir en même temps le golf des Highlands, c'est difficile à décrire. Mais si vous aimez le golf, vous comprenez déjà.

Cette partie de l'Écosse est un véritable sanctuaire pour ce sport. Au cœur de tout séjour dans la région se trouve le Royal Dornoch Golf Club, l'un des links les plus authentiques au monde. À quelques kilomètres de là se trouve le Tain Golf Club, un links classique des Highlands dessiné par Old Tom Morris. Il est sobre, magnifique et profondément authentique : un terrain vallonné, l'air marin et les montagnes en toile de fond vous rappellent instantanément où vous êtes. Plus au nord, deux contrastes inoubliables s'offrent à vous : le Brora Golf Club, brut, exposé et merveilleusement sauvage. Pas d'arbres, des moutons en liberté entretenant le gazon, et cette impression d'être au bout du monde. C'est le golf links à l'état pur. Le Golspie Golf Club est l'un des parcours les plus variés que vous jouerez jamais. Links, landes et bois se côtoient sur un seul parcours, conçu à l'origine par James Braid. Tous les quelques trous donnent l'impression d'un nouveau parcours. Et puis il y a le parcours moderne : le Castle Stuart Golf Links (Cabot Highlands), un links contemporain époustouflant surplombant le Moray Firth.

Pour ceux qui envisagent le voyage :

Quand jouer : De fin mai à début octobre, les conditions sont optimales – les journées sont longues (on peut jouer jusqu'en soirée). Mais j'y suis allé début novembre, après un voyage d'affaires à Londres, et c'était tout de même très agréable.

Ce qui le rend si spécial : Le golf est indissociable du terrain – fairways fermes, rebonds imprévisibles, vent changeant sans cesse. Ici, rien n'est artificiel. On a l'impression d'être sur un terrain authentique, ce qui est de plus en plus rare. Ce qui m'a surpris : le calme qui règne ici. Pour des parcours de cette qualité, on s'attendrait à une foule immense, mais au contraire, on a souvent l'impression d'être seul au monde. Et la variété ! Sur une si petite superficie, les différences entre les parcours sont remarquables.

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