Pourquoi je continue à jouer

8/30/20262 min temps de lecture

Je n’ai pas découvert le golf par hasard ; c’est un voisin, Michel, à Matane au Québec, qui me l’a fait découvrir. On jouait ensemble au baseball dans les ligues mineures, et un jour, il m’a initié à ce sport. Peu de temps après, je me suis retrouvé à travailler au Club de golf local, pendant deux étés. J’y faisais un peu de tout : ramasser les balles au champ de pratique, gérer l’équipement des membres… mais c’est là que j’ai eu le déclic.

Le champ de pratique comportait des zones clôturées et parsemées de fossés, inaccessibles à l`équipement pour ramasser les balles. Alors, je prenais un wedge et je sortais les balles un coup à la fois. Au fil du temps, j’ai probablement accumulé des dizaines de milliers de coups. Sans m’en rendre compte, je développais mon point fort – mon jeu court – wedge après wedge.

Ce que j’aime le plus au golf, c’est l’équilibre parfait entre technique et défi. Qu’on essaie de jouer sous la barre des 100 ou de jouer la normale, il y a toujours un petit quelque chose d’inaccessible qui nous pousse à aller plus loin. On ne s’ennuie jamais. On peut facilement y passer quatre heures sans s'en rendre compte.

Mais pour moi, il n'a jamais été question que du score.

Les parcours comptent. Chacun a sa propre personnalité : des tracés, des vents, des textures et des particularités différents. Même au cours d'une seule partie, chaque trou raconte sa propre histoire. Je me surprends à remarquer les petits détails : comment le vent change de direction entre les rangées d'arbres, la légère pente d'un vert, le son d'un coup bien frappé qui résonne différemment selon l'environnement. Les moments de calme. L'odeur de l'herbe fraîchement coupée. La façon dont les arbres encadrent un fairway et semblent ralentir le rythme du temps.

Le golf est aussi l'un des rares endroits où le monde extérieur disparaît. Pas de notifications par e-mail, pas d'échéances : juste vous, la balle et le paysage. Il y règne une sérénité difficile à trouver ailleurs.

Et puis, il y a le côté social. Le golf a ce don naturel de rassembler les gens. On peut arriver seul et finir par passer quatre heures avec des inconnus, mais cela ne paraît jamais forcé. Il y a quelque chose de particulier à partager l'expérience, coup après coup, qui crée un lien naturel. C'est un moment de convivialité sans effort.

C'est en partie ce qui me donne envie de revenir. Cela, et le fait que le golf ne vous laisse jamais le temps de le maîtriser complètement.

À l'avenir, j'écrirai sur bien plus que de simples scores ou statistiques. Je souhaite explorer le caractère des parcours, les détails que l'on néglige parfois, l'atmosphère d'une partie et ces instants entre les coups qui font de ce sport ce qu'il est.

Vous avez une idée, une suggestion ou une anecdote à partager ? J'aimerais beaucoup vous lire. Que ce soit un commentaire sur un article de blog, des idées pour de futurs articles sur les parcours ou une expérience de golf à raconter, n'hésitez pas à me contacter. Cet espace est dédié aux échanges entre golfeurs et au partage de notre passion ; votre avis est toujours le bienvenu.